Assurance maladie grave : Est-ce que sérénité et soins intensifs peuvent faire la paire ?

Publié le 14 mai 2025 par Roxane Lefebvre, CSF
dans : Assurance maladie complémentaire

Fait vécu avec permission de partage (noms fictifs)

L’Histoire de Martin et de son épouse Karine

Il y a plusieurs années, Martin avait souscrit une protection d’assurance maladie grave sans vraiment croire qu’il en aurait besoin un jour. Toutefois, l’événement vécu récemment par un couple d’amis l’avait amené à réfléchir sérieusement à sa propre situation. C’est alors qu’il a pris la décision de se protéger davantage. Ce choix, il ne l’a pas fait pour lui en premier, mais d’abord et avant tout pour sa douce Karine. L’idée de la laisser seule face à de potentielles difficultés financières, en plus du stress causé par la maladie, lui est insupportable et le pousse à agir. Si effectivement, il devait un jour être frappé par la maladie, il ne voudrait surtout pas devenir un fardeau financier supplémentaire.

L’ami Stéphane

Stéphane, 44 ans, était un ami de longue date de Martin. Ils s’étaient rencontrés sur les bancs d’école. Homme d’affaires accompli, Stéphane menait une vie bien remplie, mais portait aussi sur ses épaules le poids de nombreuses responsabilités : son entreprise en pleine croissance, une hypothèque à gérer, les besoins de ses enfants, etc. Bref, un portrait à l’image de n’importe quel père de famille. Comme beaucoup, Stéphane n’avait jamais pris le temps de faire une pause pour évaluer sa sécurité financière. Ce n’était tout simplement pas une priorité.

Puis, un jour, sans crier gare, tout a basculé. Sans le moindre avertissement, Stéphane a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a laissé entièrement paralysé du côté droit. Il a été contraint de s’arrêter … malgré lui.

D’ailleurs, il n’a pas été le seul à devoir tout mettre sur pause. Sa conjointe, elle aussi, a dû cesser de travailler pour l’accompagner à travers les multiples rendez-vous médicaux. Elle s’est retrouvée à gérer seule les besoins de la famille, tout en devenant le pilier de Stéphane et son aidante naturelle. 

Les épreuves se sont enchaînées. Incapable de poursuivre ses activités professionnelles, Stéphane a dû vendre son entreprise. La famille a ensuite été forcée de vendre leur maison, troquant leur havre de paix à la campagne pour un logement adapté au fauteuil roulant de Stéphane. Les profits de cette vente sont vite devenus essentiels pour maintenir la tête hors de l’eau.

Plusieurs mois plus tard, un infarctus a emporté Stéphane. Dévastés, ses proches ont lancé une campagne de sociofinancement pour soutenir sa conjointe et leurs enfants dans cette nouvelle épreuve. Stéphane n’avait souscrit aucune assurance que ce soit pour la maladie grave,l’invalidité, son décès ni même pour faire face aux frais médicaux liés à sa situation.

Ici, il va sans dire que la sérénité ne va pas de pair avec les soins intensifs. 

Retour sur le parcours opposé de Martin 

Plusieurs années sont passées depuis que Martin a choisi de souscrire son assurance maladie grave. En fait, au fil des ans, il aura souscrit différentes protections afin de s’adapter à l’évolution de ses besoins et de ses obligations financières.

Martin a 56 ans lorsqu’il reçoit un premier diagnostic de cancer. Oui, un premier, car au cours des dix années suivantes, pas moins de trois autres diagnostics se feront entendre. Récidive, pensez-vous ? Eh bien non, Martin a combattu quatre cancers différents ! 

Comme dans tout ce qu’il entreprend, Martin a la réputation de ne pas faire les choses à moitié ! 

Qui aurait pu imaginer qu’un tel enchaînement puisse frapper une seule et même personne ? Même Stéphane, avec tout ce qu’il a traversé, n’aurait pu prévoir un tel dénouement. En fait, c’est ça l’enjeu, le cœur du problème : il est impossible de prévoir ce que la vie nous réserve, mais on peut toutefois choisir de ne rien laisser au hasard. C’est le choix qu’a fait Martin.

Dernièrement, Martin a subi une chirurgie imposée par son quatrième cancer. Il a été hospitalisé plusieurs jours aux soins intensifs d’un centre hospitalier situé dans un Grand Centre, loin de son domicile. Pendant cette période, Karine a fait de nombreux allers-retours de 300 kilomètres pour se rendre au chevet de son Homme.

Heureusement, les frais de déplacement, les soins spécialisés, les médicaments non couverts, les congés qu’a dû prendre Karine pour accompagner son conjoint, aucun de ces éléments n’était préoccupant.

En effet, les protections souscrites ont permis à Karine et Martin de se concentrer uniquement sur l’essentiel : sa guérison.

Encore une fois, le couple a pu compter sur un montant forfaitaire libre d’impôt pour aider à maintenir leur équilibre financier. 

Lors de sa dernière visite, Karine s’est surprise à passer les portes des soins intensifs sereine. Le cœur léger, elle n’avait qu’une seule envie : être là et réconforter l’homme qu’elle aime tant.

Si seulement la conjointe de Stéphane avait pu vivre cette épreuve avec la même tranquillité d’esprit…

À ceux qui se reconnaîtront dans ces mots, recevez toute ma gratitude pour avoir partagé un bout de votre histoire avec moi.

Avec tout mon respect et mon admiration.

Roxane Lefebvre  

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